vendredi 7 septembre 2012

Agen : des croix gammées taguées sur les piliers extérieurs de la mosquée d'Agen

SUD OUEST
Deux tags ont été inscrits dans la nuit de mardi à mercredi sur les piliers de la mosquée d'Agen. Un acte imbécile
Deux tags sont apparus dans la nuit de mardi à mercredi sur chacun des piliers d'entrée de la mosquée d'Agen, côté rue.

Deux tags sont apparus dans la nuit de mardi à mercredi sur chacun des piliers d'entrée de la mosquée d'Agen, côté rue. (Photo Emilie Drouinaud)

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« Des tags imbéciles » décrit Kamal Regoug, porte-parole de l'Association des musulmans de l'Agenais. Deux. Inscrits en rouge sur les piliers extérieurs de la mosquée d'Agen, dans la nuit de mardi à mercredi, entre 23 heures et 5 heures. L'un représente une croix gammée… à l'envers. L'autre un rond barré d'une croix, symbolisant une croix celtique. De toute évidence, les deux tags, cantonnés à l'extérieur, ont été réalisés à la hâte, sans soucis d'exactitude. Ils semblent plus l'œuvre d'un vandale que d'un idéologiste convaincu. « J'espère que l'individu qui a fait ça n'a pas cette culture » poursuit d'ailleurs Kamal Regoug.
« De vieux souvenirs »
Il n'empêche. Le porte-parole de l'Association des musulmans de l'Agenais juge l'acte sévèrement. « C'est grave, il ne faut pas laisser passer » reste-t-il convaincu. « Ce qui fait mal, c'est ce qu'il y a derrière. Il faut rappeler à quoi cela renvoie. Qui plus est c'est un lieu de culte. C'est odieux. »
Pour la communauté musulmane, l'acte fait également remonter « de vieux souvenirs » peu agréables. Le 1er janvier 2005, la mosquée d'Agen avait été la cible de coups de feu. Le 8 août 2010, des inscriptions antisémites avaient été découvertes sur le mémorial de la déportation, à Marmande. Dans la nuit du 18 au 19 novembre 2011, la mosquée de Villeneuve avait elle aussi été l'objet d'actes de vandalisme. Des inscriptions racistes, une croix gammée et des références au nazisme avaient été peintes sur les murs.
Lieu sensible oblige, la mosquée d'Agen a reçu la visite, hier, du procureur de la République, du directeur de cabinet de la préfecture et, en fin de journée, du préfet lui-même. Maintenant que les constatations ont été faites, « nous allons nous dépêcher de nettoyer tout ça » conclut Kamal Regoug « et être vigilants ».

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