vendredi 13 juillet 2012

Ibai Pena : 3 ans ferme !


Notre compagnon,Ibai Pena,vient d'etre condamner à 3 ans de prison par le tribunal fasciste de Madrid.Pas de justice,pas de paix !AUPA ZU !

jeudi 12 juillet 2012

ARES DEMISSION !!!!!!!!!

Une vive polémique remet l’affaire Iñigo Cabacas sur le devant de la scène. Le jeune supporteur de l’Athletic est décédé des suites d’une blessure causée par une balle de caoutchouc tirée par l’ertzaintza en avril de cette année. Selon le quotidien Gara, qui cite une source proche de la victime, la représentante du département de l’Intérieur du gouvernement de la Communauté autonome basque (CAB) aurait fait la proposition suivante à Jone Goirizelaia, l’une des avocates de la famille : “Le gouvernement [de la CAB] a une assurance de responsabilité civile et cet argent est à votre disposition.”
Le mercredi 3 juillet, la famille d’Iñigo Cabacas et ses avocats rendirent publique une déclaration dans laquelle ils évoquaient notamment que “la représentante du département de l’Intérieur du gouvernement basque a offert une indemnisation, tout en précisant que c’était la meilleure solution, puisqu’il est presque impossible de connaître la vérité et, en conséquence, parvenir à l’auteur des faits”. Toujours selon des sources consultées par Gara, il s’agirait également d’une façon d’éviter de contraindre tous les policiers en service et présents sur les lieux à témoigner.
Le conseiller à l’Intérieur, Rodolfo Ares, a réagi à ces propos. A ses yeux, dire que “son département a offert une indemnité économique à la famille Cabacas afin de clore le dossier de la mort du jeune Bizkaitar à travers un accord extrajudiciaire, [est] totalement faux”. R. Ares avance que la version de la déclaration de la famille “est la conséquence d’une manipulation indécente de la part de leur avocate, qui n’a pas dit la vérité à la famille”. Il accuse en outre J. Goirizelaia de vouloir “confondre et manipuler l’opinion publique”.
Cependant, le conseiller de l’Intérieur admet une “conversation de couloir” entre J. Goirizelaia et la représentante de l’ertzaintza, “au cours de laquelle cette dernière transmit une opinion personnelle [à l’avocate de la famille], selon laquelle ce dossier pourrait se conclure par une solution empruntant la voie administrative”.
Gara avance que cette conversation aurait lieu le mardi 3 juillet et une personne proche de la famille aurait pu entendre la proposition de règlement extrajudiciaire de l’affaire par la remise d’argent. A ce moment-là, l’avocate de la famille aurait explicitement dit à son interlocuteur représentant l’ertzaintza que cette dernière n’attendait pas d’argent, mais qu’elle transmettrait la proposition.

L'action antifasciste a 80 ans

ATZO GAUR TA BIHAR BETI ANTIFAXISTA ! ! !

mardi 10 juillet 2012

Deux jeunes antifascistes limougeauds poursuivis !

" Deux jeunes antifascistes limougeauds sont poursuivis pour des « violences » contre un individu (qui s'avère par la suite être un policer qui n'était pas en service) qui arborait le jour de « l'altercation » un tee-shirt avec des symboles nazis : la « wolfangel » (le crochet des loups présent sur les uniformes des SS et de la Das Reich qui a perpétré le massacre d'Oradour) et la « totenkopf » (tête de mort emblème des gardes des camps de concentration et d'extermination de Dachau, Buchenwald, Mauthausen et Oranienbourg). De nombreux dysfonctionnements ont été relevés dans la procédure qui a été lancée à leur encontre à la suite de ce que la police nationale qualifie de « violences » : déploiement disproportionné de policiers et de moyens logistiques pour les interpeller, pression pendant la garde-à-vue... Ces deux jeunes militants ont besoin de vous et de votre soutien par votre présence au tribunal de grande instance de Limoges (palais de justice – place d'Aine) le jour de l'audience (jeudi 12 juillet à 10h30) en votre nom et/ou en tant que représentant d'une association ou organisation, et par tout moyen public qui affichera votre appui à l'antifascisme et l'antiracisme, notamment un communiqué émanant de votre organisation / association."

lundi 9 juillet 2012

Graffiti nazi à Baiona.ALERTA ANTIFAXISTA !


Depui quelques temps,des graffitis nazi ou nationaliste ainsi que des autocollants apparaissent sur les murs de Baiona.Sont-ils l'oeuvre d'un groupe ou d'une personne?Nous devons etre vigilant et faire comprendre que le pays Basque est et restera antifasciste!

samedi 7 juillet 2012

Théo Francos, militant antifasciste, avait survécu au peloton d’exécution en 1944

07/07/2012
Béatrice MOLLE
Une balle à quelques millimètres du cœur. Théo Francos, Bayonnais de 98 ans, est décédé cette semaine. Avec cette balle dans le thorax que lui avaient logé les troupes allemandes le 30 septembre 1944 à Arnhem (Pays-Bas), il avait 30 ans. Cette balle, il ne se l’est jamais fait enlever. “C’est ma plus belle décoration”, avait-il coutume de dire.
En septembre 1944, il faisait partie d’un commando de 37 hommes chargé du sabotage des lignes allemandes. Faits prisonniers, les 37 hommes, dont Théo, seront amenés au peloton d’exécution le soir même. “Quand les Allemands ont pointé les mitraillettes vers nous, j’ai vu le visage de ma mère et les tours de la cathédrale de Bayonne.” Les autres sont morts, mais Théo en réchappe, la balle amortie par son insigne se fiche dans son thorax, entre l’aorte et le cœur. “Gravement blessé, j’ai été jeté comme mort dans la fosse avec mes camarades décédés. Les Allemands ne nous avaient pas donné le coup de grâce ni recouvert nos corps de chaux. Le miracle, c’est qu’un couple de paysans hollandais passa par là pour commencer sa journée, des gens courageux et surtout de braves gens qui m’ont récupéré, caché et soigné pendant trois mois jusqu’à ce qu’un avion vienne me chercher pour me ramener en Angleterre. Cette balle, c’est ma plus belle médaille”, expliquait ce nonagénaire alerte que nous avions interviewé à son domicile il y a quelques années.
Neuf ans de combat
Fils d’immigrés espagnols, né à Valladolid en 1914, Théo, à peine âgé d’un mois, suivra ses parents venus travailler à Bayonne. Il ira à l’école jusqu’à 12 ans, et à 16 ans rentre aux Jeunesses communistes. En 1936, il a 22 ans et part à Madrid s’engager dans les Brigades internationales, ulcéré par le soulèvement militaire franquiste et farouchement décidé à défendre la République. Il sera de tous les combats : Madrid, Tolède, Guadalajara, Teruel, l’Ebre, la Catalogne, Barcelone. Il passera 14 mois dans les prisons franquistes, s’évadera plusieurs fois, notamment du terrible camp de Miranda de Ebro, puis sera repris et torturé. En juin 1940, il débarquera à Saint-Jean-de-Luz. “Je partais d’un enfer fasciste et les nazis arrivaient en France. Je suis parti rejoindre les Forces françaises libres à Londres”. Il intégrera l’école de parachutisme de Manchester où il sera formé aux opérations de sabotage. En 1944, il participe à la bataille du Monte Cassino, le tout entrecoupé de missions en France, Belgique, Italie et dans le désert de Libye. La guerre se termine en 1945 et Théo reviendra à Bayonne après neuf ans de lutte. Celui qui se définissait comme pacifiste devra se battre encore plusieurs années pour récupérer sa véritable identité, lui, le clandestin affublé de toutes sortes de patronymes durant son parcours de combattant. “C’est le 16 juin 1947 que j’ai pu enfin récupérer mon vrai nom et la nationalité française”, dira-t-il. Il se mariera à Bayonne et fondera une famille. En 1950, il reprendra son métier de serveur ; il avait 36 ans. Retraité, il vivait au neuvième étage d’un HLM à Bayonne, entouré par sa famille. Un héros modeste qui n’avait pas renoncé au combat pour la liberté. Ni au tabac. “J’ai souvent désobéi dans ma vie, au parti, mais je garde mes idées communistes et antifascistes. L’engagement, c’est la plus belle chose au monde. Il faut être discipliné, mais aussi désobéir. J’ai toujours dans ma chambre le portrait de la Pasionaria [Dolores Ibarruri, dirigeante communiste] à qui j’ai désobéi en 1938. Elle voulait qu’on se retire de Barcelone, mais je suis resté.”
On ressortait revigoré d’un entretien avec Théo Francos, homme qui enchaîna la guerre d’Espagne comme brigadiste international puis la Seconde Guerre mondiale comme résistant. Sans forfanterie ni amertume, avec la conviction d’avoir fait ce qu’il devait. Et cette balle juste à côté de son cœur qui, disait-il, lui donnait la force de vivre. Et de se battre encore. “No pasarán.”

jeudi 28 juin 2012

Étudiant chilien agressé : coup de filet dans les milieux d'extrême droite

Au petit matin, les policiers ont investi l'Oustal./Photo DDM T. Bordas
Le GIPN et les policiers de la sûreté départementale ont mené un vaste coup de filet très tôt hier matin à Toulouse et dans son agglomération dans les milieux d'extrême droite. Ils cherchaient à appréhender une quinzaine de personnes soupçonnées d'avoir participé à l'agression ultraviolente d'un étudiant chilien dans la nuit du 30 mars au 1er avril à Toulouse (notre édition des 2 et 3 avril).
Quatorze suspects ont été interpellés. Les policiers ont notamment investi L'Oustal, un local des allées de Barcelone que ce milieu a l'habitude de fréquenter. Deux personnes y ont été interpellées. Selon nos informations, Matthieu Clique, leader du Bloc identitaire toulousain, fait partie des gardés à vue.
Après près de trois mois d'investigations et un appel à témoin lancé le 4 juin dans nos colonnes, les enquêteurs, sur commission rogatoire du juge Colson, sont remontés jusqu'à ce groupe. Ils cherchent désormais à déterminer qui est à l'origine des coups.
Cette nuit-là, peu avant 1 heure, une vingtaine de personnes, armées de battes de base-ball, avaient surgi sur la place Arnaud-Bernard, devant le « Communard », un café où la gauche « antifasciste » se retrouve. Des chants nazis avaient été étonnés puis le groupe avait investi un kebab et détruit le mobilier avant de filer vers la place Saint-Sernin via la rue Gatien-Arnoult où se trouvait Manuel Andrès Pardo, un étudiant chilien de 36 ans venu assister à un concert. Il avait reçu un coup de pied au thorax et lourdement chuté s'occasionnant une fracture du crâne. Toujours hospitalisé aujourd'hui, il a perdu l'usage d'une oreille et est hémiplégique.
Hier soir, une dizaine de personnes étaient toujours en garde à vue dans les locaux du commissariat.
Claire Lagadic