samedi 16 juin 2012

Le leader d’un groupuscule d’extrême droite poursuivi pour « menaces de mort »

Article Rue 89

Le conseiller régional exclu du FN, Alexandre Gabriac, a passé ce lundi 11 juin douze heures en garde à vue. On lui reproche d’avoir notamment menacé de morts deux employés d’un bar du Vieux Lyon où il avait ses habitudes. Le procès aura lieu en septembre.


Alexandre Gabriac lors de la manifestation de son groupe les Jeunesses nationalistes le 14 janvier


Ces derniers temps, Alexandre Gabriac fait beaucoup parler de lui, comme membre du GUD Lyon ou fondateur-leader d’un nouveau groupuscule d’extrême droite, les Jeunesses nationalistes. Après avoir été photographié, pour la seconde fois, le bras tendu en hommage à Mussolini, le voilà embarqué dans une affaire judiciaire.


L’intéressé nie farouchement les faits qui lui sont reprochés et qui remontent au 23 mai dernier.


C’est le conseiller régional d’extrême droite, lui-même, qui nous a déclaré être poursuivi pour des « menaces de mort » contre deux employés d’un pub du Vieux Lyon (5e arrondissement) où il avait ses habitudes jusqu’au changement de propriétaire en début d’année. Mais il précise qu’il nie totalement les faits qui lui sont reprochés.




« Gabriac a tenté de forcer la porte »


Contactée, la gérante de ce pub nous a raconté ce que, selon elles, ses deux employés avaient subi le 23 mai. Sous couvert d’anonymat :

« Tout s’est déroulé vers 22 heures sur la terrasse du pub. Alexandre Gabriac et son collègue n’ont visiblement pas apprécié de ne pas pouvoir pénétrer dans les lieux. Pendant une vingtaine de minutes un barman et l’agent de sécurité leur ont signifiés qu’ils ne pouvaient pas rentrer dans l’établissement. Les deux ont répondu en les insultant et en les menaçant. Mes deux employés ont fermé la porte ».

La gérante raconte que ce serait la fermeture de la porte qui aurait fini d’énerver Gabriac et son collègue.

« Ils ont jeté une table de la terrasse et ont voulu forcer la porte. Ils risquaient de la casser. C’est à ce moment là que l’agent de sécurité et mon barman sont sortis pour les gazer avec une bombe lacrymogène. L’agent de sécurité en a ceinturé un, que la police a ensuite interpellé ».

Le parquet confirme qu’il n’y a eu, le soir du 23 mai, qu’une seule interpellation qui a été suivie par un placement en garde à vue. Selon une source policière, il ne s’agissait pas d’Alexandre Gabriac mais de son compagnon.


La gérante estime qu’« il n’y a eu aucune agressivité de la part de (ses) employés ».




« Manipulation du système »

Pour nier les faits, Alexandre Gabriac répète qu’il n’était pas présent sur les lieux ce soir-là et n’a surtout qu’une phrase à la bouche :

« C’était une manipulation visant à ce que je ne sois pas présent dans la rue pour préparer la manifestation le 23 juin. »

Le 23 juin, Alexandre Gabriac et ses Jeunesses nationalistes programment en effet leur deuxième manifestation intitulée « la révolte des souchiens ».

Mais, dit-il, grâce à son) avocat, il a pu éviter la comparution immédiate. Et donc, un placement en détention provisoire :

« S’il y avait un procès dans la foulée de la garde à vue, j’aurais refusé la comparution immédiate pour préparer ma défense et j’aurais donc été placé en détention provisoire ».

Il dénonce un « système » qui voudrait le « faire taire » :

« Ça prouve que quand on met des bâtons dans les roues du système, il nous en met. Ça rassure. Ça veut dire qu’on est du bon côté si le système nous en veut ».




Exclu de leur bar pour des « insultes racistes »

La seule chose que reconnaît Alexandre Gabriac est qu’il est interdit de séjour dans ce pub du Vieux Lyon où il avait pourtant ses habitudes jusqu’au changement de propriétaire, au début de l’année 2012.

La gérante raconte comment elle en est venue à prendre une mesure d’exclusion :

« Ils se sentaient chez eux. Il y avait une forte agressivité. Ils voulaient qu’on mette le drapeau français. Et ils collaient les autocollants avec l’aigle doré dans les toilettes (le symbole néofasciste des Jeunesses nationalistes, ndlr). »


Surtout, la gérante évoque des propos racistes tenus à plusieurs reprises :

« Ils ont eu des mots. Vis-à-vis de l’agent de sécurité de couleur et vis-à-vis du barman qui est nord-africain. Ils ne respectent rien. »


Mais elle rejette toute idée de « discrimination politique » dont parle Gabriac, qui veut déposer plainte dans ce sens dans les prochains jours :


« Pour moi ce sont des clients, je ne fais pas de différence entre extrêmes gauche et droite. Mais là ça devenait trop tendu. Ils étaient chez eux. Et comme nous employons des personnels de différentes nationalités, ce n’était plus possible. J’en ai exclu une partie. Les deux derniers que j’ai exclus, c’est ces deux là (en parlant de Gabriac et de son collègue, ndlr). Les autres sont partis naturellement. Ils n’ont pas peur. Ils assument leurs responsabilités. »


Alexandre Gabriac nie, une fois de plus, ce qu’il lui est reproché. Il explique que c’est le barman lui-même qui lui a dit qu’il « ne voulait plus de ces idées politiques ».

Exclu de ce pub où il avait ses habitudes, Alexandre Gabriac n’en a pas pour autant déserté le Vieux Lyon que les différents mouvements d’extrême droite considèrent comme leur fief. Au grand dam de nombreux habitants et commerçants.


Au terme de sa garde à vue, le procureur de la République de Lyon a malgré tout décidé de poursuivre Alexandre Gabriac devant le tribunal correctionnel pour des faits Sans s’étendre davantage sur l’affaire. qui sera jugée en septembre.

Hongrie : Le test qui choque !

Articlé du journal "LE Monde"

Fac-similé du certificat fourni par le laboratoire hongrois et publié sur un site d'extrême droite.
Fac-similé du certificat fourni par le laboratoire hongrois et publié sur un site d'extrême droite. | kuruc.info

Le certificat ressemble à n'importe quel résultat d'analyse médicale. Sous le logo et le nom du laboratoire, Nagy Gén Diagnosztika, le document décline la nature exacte de l'examen génétique mené, la date et le lieu où il a été pratiqué. Le client, dont le nom a été effacé, est un député du Jobbik, le parti d'extrême droite hongrois. Le résultat, lui, détonne : "Aucune trace génétique d'ancêtres juifs ou roms."

Publié en mars sur un site Internet d'extrême droite qui le qualifiait de "noble", le fac-similé de ce "test de pureté génétique" a provoqué un scandale scientifique et politique en Hongrie. Dans un pays où l'extrême droite est la troisième force politique, et dans un contexte où la dérive droitière du gouvernement Orban a été dénoncée dans toute l'Europe, l'affaire a provoqué de vives réactions.

LE LABORATOIRE INVOQUE "DES RAISONS ÉTHIQUES"
Le laboratoire à l'origine du test a subi les foudres de la presse. Dans un communiqué publié sur leur site Internet, les responsables de Nagy Gén Diagnosztika ont affirmé que leur entreprise "rejetait toute forme de discrimination et n'avait pas le droit en ce sens de juger la motivation pour laquelle un individu demande un test", concluant simplement que "pour des raisons éthiques, nous n'avons donc pas pu refuser de fournir ce test". Le directeur du laboratoire a même invoqué le malentendu et la mauvaise interprétation du test pratiqué.
Pour ajouter à la polémique, le triple champion olympique de water-polo, Tibor Benedek, qui a, un temps, détenu des parts minoritaires dans le laboratoire, a été pris à partie. Le sportif d'origine juive s'est défendu d'avoir jamais eu connaissance de ces pratiques, et a rappelé qu'il s'était défait de ses parts au mois de mai.
"ÉVITER TOUTE RÉSURGENCE DE RACISME SCIENTIFIQUE"
Les institutions publiques et scientifiques ont également promptement condamné la pratique. Le directeur de l'institut de génétique de l'Académie hongroise des sciences, István Raskó, a qualifié ce test de "non-sens", affirmant qu'il est "impossible de déduire des origines ethniques d'après des variations génétiques dans le génome". L'affaire est en tout cas "très préjudiciable pour les cabinets spécialisés dans la recherche génétique", a souligné le spécialiste.
Le Conseil scientifique de la santé, qui assiste le gouvernement hongrois sur les questions de santé, a pour sa part dénoncé "une supercherie" scientifique et a saisi, mardi 12 juin, l'office du Procureur général hongrois, pour porter l'affaire en justice. "Nous avons aussi informé le gouvernement, car nous estimons qu'une telle pratique est inacceptable et inconcevable, d'un point de vue légal comme professionnel", a expliqué le professeur Jozsef Mandl, secrétaire du Comité scientifique.
Pour Paul Gradvohl, spécialiste des civilisations d'Europe centrale et maître de conférences à l'université Nancy-II, cette unanimité s'explique par "l'urgence d'invalider le fondement scientifique du test, afin d'éviter toute résurgence des thèses du racisme scientifique".
"GLISSEMENT DE LA SCÈNE POLITIQUE HONGROISE VERS LA DROITE"
L'extrême droite hongroise est coutumière des polémiques antisémites (lien abonnés), mais la publication de ce test constitue une "première", selon Antonela Capelle-Pogacean, chargée de recherche au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po. Si elle met en garde contre une trop grande médiatisation, elle souligne que "l'affaire prouve que l'extrême droite est capable de se saisir des registres les plus divers pour promouvoir ses idées".
Alors que la Hongrie a récemment adopté une nouvelle constitution aux accents très nationalistes, ce nouveau scandale illustre "le glissement de la scène politique hongroise vers la droite", avec un Jobbik, force parlementaire depuis 2010, dont le discours extrémiste "multiplie les risques de dérapage". Antonela Capelle-Pogacean se félicite cependant de l'unanimité de la condamnation de ce "test de pureté ethnique", car "il a montré que le clivage très fort entre la gauche et la droite peut être dépassé dans des cas extrêmes".
Le Jobbik, qui avait fait une percée spectaculaire lors des élections législatives de 2010, remportant 47 sièges à l'Assemblée nationale, n'a jamais caché ses convictions antisémites et anti-Roms. Ce nouveau scandale "est comparable aux polémiques régulières lancées par le Front national français pour séduire la partie la plus extrême de son électorat", analyse Paul Gradvohl. Les deux partis entretiennent d'ailleurs des relations ambiguës. Mais la banalisation de ce discours, dont la diffusion de ce test est "une nouvelle preuve", "fait reculer les limites de ce qui peut être dit dans l'espace public", note Antonela Capelle-Pogacean.

lundi 11 juin 2012


UZTARITZEKO GAZTETXEA ARRISKUAN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Gure beharrei erantzuten duen lokal baten lortzeko herriko etxearekin 3 urte negoziatzen pasa eta, Herriko etxeak ez ditu bere engaiamenduak atxikitzen, eta edozein momentutan GURE LOKALETIK KANPORATUAK IZATEA ARRISKATZEN DUGU!!!

Gaztetxea gazteak biltzeko, elkar trukatzeko, eztabaidatzeko, gozatzeko bizitokia da. Helburutzat du g...ure herriaren dinamizatzea, ekintza soziokulturalak antolatuz, eta gazteak arduradun ta aktore izatea bultzatzea.

Herriko etxeak uztariztarren beharrak kondutan hartu behar dituelako, ELGARRETARATZEA ekainaren 16 an larunbatarekin, urtebetetzeko bazkaria aintzin!!!

HERRI BAT GAZTETXE BAT!!

LE GAZTETXE D'UZTARITZE EN DANGER!!!!!!!!!!

3 ans de négociations pour obtenir un gaztetxe adéquat, mais finalement la mairie ne tien pas ses engagements, et NOUS RISQUONS UNE EXPULSION IMMEDIATE!!!!!!

Le gaztetxe est un lieu de vie où tous les jeunes d'Uztaritze peuvent venir échanger, débattre, s'amuser. Il a pour but de dynamiser le village en organisant des évènements socio-culturels, et de responsabiliser les jeunes.

Parce que la mairie doit prendre en compte les besoin des Uztariztar, un rassemblement est organisé samedi 16 juin devant le gaztetxe!

dimanche 10 juin 2012

Succès de la mobilisation antifasciste à Toulouse !

A l'appel d'organisations toulousaines plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Toulouse aujourd'hui, samedi 09 juin.
Aux cris de "Pas de frontières pour les prolétaires, régularisation de tous les sans papiers" ou encore "La lutte antifasciste est internationale" nous avons affirmer notre refus de l'extrème droite tout en dénonçant l'impérialisme et le racisme.
banderole-coup-pour-coup.jpg

Article de coup pour coup 31

samedi 9 juin 2012

Canal+ épingle les identitaires toulousains

Photo issue de Fafwatch, elle-même issue du facebook de Victor Lenta et reprise de manière anonyme par Spécial Investigation sur Canal+ (source: Fafwatch)
Voilà déjà un certain temps, Victor Lenta, militant du Bloc Identitaire toulousain, s’était fait griller par Fafwatch. En effet le site antifasciste lui tirait le portrait de manière peu flatteuse : “une brute épaisse sans grande profondeur” disait Fafwatch. Ce site est tenu par des antifascistes, on pouvait alors penser qu’il s’agissait simplement d’un jugement de valeur partisan et infondé. La suite donne pourtant raison à Fafwatch… L’article qui est assurément remonté aux oreilles de l’intéressé aurait pu le motiver à faire profil bas… Il n’en est rien !!! Pour preuve, on retrouve notre “brute épaisse sans grande profondeur” en héros bien malgré lui du reportage de Spécial Investigation intitulé: Racisme: l’armée au rapport. L’émission de Canal+ était diffusée le lundi 30 avril 2012, le Nouvel Observateur s’en est fait l’échos:
[...] ancien parachutiste de Carcassonne révoqué et condamné, en 2008, pour l’incendie d’une mosquée. Ce dernier se vante aujourd’hui auprès de la réalisatrice d’avoir mené, quand il était incorporé, des ratonnades dans les cités, avec d’autres paras qui avaient rejoint son groupuscule néonazi [...]
Le reportage n’est pas triste et il consacre un de ses chapitres à Toulouse et sa région. Le rappel est fait sur Languedoc War, un groupe de boneheads composé en grande partie de militaires, qui sévissaient violemment dans la région jusqu’à l’incendie de la mosquée de Colomiers en 2008. Puis séquence sur le Bloc Identitaire toulousain et Victor Lenta, on apprend ainsi que notre fifrelin possède un Facebook bien chargé en références nazies… Vous pouvez regarder l’intégralité du reportage ici. On se contentera de poster la séquence sur Toulouse et ses environs.
Une fois de plus le Bloc Identitaire montre son vrai visage.
 
 
 
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Ekainak 16 juin TOUS à UZTARITZE